km 16,2, rive gauche

La Roque Saint-Christophe

Commune de Peyzac-le-Moustier

Un kilomètre de falaise, quatre-vingts mètres de haut au plus, habitée sur toute sa surface : cinq étages environ s'y lisent encore. C'est la chose la plus visible du parcours.

km 16,2La falaise de La Roque Saint-Christophe gravée d'après une photographie prise de la rive opposée, ses terrasses et ses abris
Le cours au kilomètre 16,2, sur deux kilomètres. Le tracé est à l'échelle vraie, sans l'anamorphose de la descente : le méandre est celui du relevé. L'épaisseur du trait suit la largeur mesurée, 41 mètres ici, de 32 à 50 mètres sur ce tronçon. Les deux versants portent la hachure de leur pente, et leur encre l'éclairement qu'ils ont à l'heure où l'on passe. La planche est la roque saint-christophe, au kilomètre 16,2.

C'est la chose la plus visible des trente kilomètres, et de loin. Un escarpement calcaire long d'un kilomètre, haut de quatre-vingts mètres au plus, qui domine directement la rivière en rive gauche.

À quarante mètres de hauteur court la Grande Terrasse, longue de près de trois cents mètres, accessible par un sentier et un escalier creusé dans la roche. Mais elle n'est pas le seul niveau habité : la paroi a été occupée sur toute sa surface, et cinq étages environ s'y lisent encore, nettement délimités. Les cavités ont servi d'abri du Paléolithique supérieur à l'âge du fer, puis d'habitat troglodytique et de refuge du Moyen Âge à la Renaissance, notamment pendant la guerre de Cent Ans.

Tout cela se voit depuis l'eau, ce qui est rare sur ce parcours : ici, l'occupation humaine n'est pas enfouie, elle est en façade.

Le relevé donne la falaise en rive gauche, à soixante-douze mètres du cours, au kilomètre 16,15. C'est là aussi que le modèle de terrain mesure la plus forte pente des trente kilomètres, soixante-huit degrés.