km 23,8, rive droite

La Madeleine

Commune de Tursac

C'est ici qu'on a trouvé, en 1864, la preuve que des hommes avaient vu des mammouths, et c'est ce gisement qui a donné son nom au Magdalénien.

km 23,8Le village troglodytique de La Madeleine et sa chapelle, gravés d'après une photographie prise depuis la Vézère
Le cours au kilomètre 23,8, sur deux kilomètres. Le tracé est à l'échelle vraie, sans l'anamorphose de la descente : le méandre est celui du relevé. L'épaisseur du trait suit la largeur mesurée, 41 mètres ici, de 33 à 42 mètres sur ce tronçon. Les deux versants portent la hachure de leur pente, et leur encre l'éclairement qu'ils ont à l'heure où l'on passe. La planche est village de la madeleine, au kilomètre 23,3.

Édouard Lartet et Henry Christy fouillent l'abri à partir de 1863. L'année suivante, ils en sortent une plaque d'ivoire de mammouth, longue de près de vingt-cinq centimètres, sur laquelle est gravé un mammouth. L'objet tranche une question qui divisait alors les savants : les hommes de la préhistoire ont bien vu l'animal, et ils l'ont dessiné.

À partir de 1872, Gabriel de Mortillet fait de ce gisement le site de référence de la dernière période du paléolithique, celle qu'il nomme d'après lui le Magdalénien, à peu près dix-huit mille à douze mille ans avant notre ère. Un lieu-dit de Tursac donne ainsi son nom à une culture qui couvre l'Europe.

Ce que l'on voit depuis l'eau n'est pas cet abri-là : c'est le village troglodytique accroché à la falaise, avec sa chapelle et les ruines de son château, à vingt-deux mètres de la rive, l'objet le plus proche de la rivière de tout le parcours. Le gisement, lui, est au pied de la même falaise. On passe donc devant les deux d'un coup, séparés par quinze mille ans.