Hors de la descente
La vallée protégée
Site Natura 2000 FR7200668, directive Habitats
Les 30,27 km descendus, relevés sur OpenStreetMap. Ils sont dans les 78 km classés.
La rivière est classée sur 78 kilomètres, de La Feuillade à Limeuil et sa confluence avec la Dordogne.
- Longueur classée
- 78 km
- Surface
- 1 677 ha
- Communes
- 21
- Dont la descente
- 30,27 km
La planche
Ce que la vallée abrite, rangé par milieu.
01dans l'eau

Herbiers de renoncule flottante
Ranunculion fluitantis
Les chevelures vertes qui ondulent dans le courant, celles qu'on frôle à la pagaie. 54,25 hectares recensés sur le site, sous le code 3260. Leurs feuilles submergées sont capillaires, divisées en filaments : c'est ce qui les identifie.
02dans l'eau

Brochet
Esox lucius
Rangé parmi les espèces principales de la Vézère par la fédération de pêche. La rivière est en deuxième catégorie piscicole.
03dans l'eau
Saumon atlantique
Salmo salar
Inscrit au site sous le code 1106, et donné très rare.
04dans l'eau
Grande alose
Alosa alosa
Inscrite au site sous le code 1102, et donnée très rare.
05à la surface

Loutre d'Europe
Lutra lutra
Inscrite au site sous le code 1355. Elle vit là toute l'année, et le formulaire juge son état bon.
06sur la berge

Caloptéryx vierge
Calopteryx virgo
337 observations géolocalisées dans la vallée, dont Les Eyzies, Tursac et Peyzac-le-Moustier. Le caloptéryx éclatant y vit aussi.
07sur la berge

Martin-pêcheur
Alcedo atthis
Documenté pour la vallée par l'office de tourisme Lascaux Dordogne Vallée Vézère.
08sur la berge

Héron cendré
Ardea cinerea
Documenté pour la vallée par la même source.
09dans la falaise

Grand corbeau
Corvus corax
L'arrêté de protection de biotope des falaises des Eyzies a été pris pour lui en 1990.
10dans la falaise

Faucon pèlerin
Falco peregrinus
Le même arrêté de 1990 le vise nommément.
11dans la falaise

Hibou grand-duc
Bubo bubo
Il a bénéficié de cet arrêté sans y avoir été nommé : sa présence sur les falaises n'a été documentée qu'ensuite.
La légende
Le reste de ce qui vit là, et qu'aucune gravure du fonds ne montre. Cent vingt-cinq entrées, chacune relevée dans une source : le formulaire du site de la rivière, le document d'objectifs des coteaux calcaires, et le programme de gestion du bassin, qui recense la vallée coteau par coteau.
Les huit insectes inscrits
- Cordulie à corps fin
- Sa larve grandit dans les racines des arbres de la berge, sous l'eau. Elle ne s'installe que dans une eau claire, et sa présence se lit comme un bulletin de santé de la rivière.
- Agrion de mercure
- Une petite demoiselle bleue des sources, des fossés et des prairies humides. Elle demande la même eau irréprochable.
- Gomphe de Graslin
- Une libellule des grands cours d'eau, rare au point d'avoir son propre plan national d'actions.
- Cuivré des marais
- Un papillon orange vif des prairies humides, de celles que la fauche tardive entretient.
- Damier de la succise
- Il porte le nom de la fleur dont sa chenille se nourrit, la succise des prés.
- Lucane cerf-volant
- Le plus grand coléoptère d'Europe. Le mâle porte des mandibules en bois de cerf, et sa larve passe des années dans les souches de vieux feuillus.
- Grand capricorne
- Un longicorne des vieux chênes, dont la larve creuse le bois vivant des arbres âgés.
- Rosalie des Alpes
- Bleu cendré taché de noir, elle vit sur les vieux hêtres. On la croise plus souvent en photographie que sur un tronc.
Les autres poissons inscrits
- Bouvière
- Elle pond à l'intérieur d'une moule d'eau douce : la femelle glisse ses oeufs par un long tube dans le siphon du mollusque, qui les abrite jusqu'à l'éclosion. Sans moules, pas de bouvière.
- Chabot
- Un poisson de fond, sans vessie natatoire, tapi sous les pierres et les racines. Il lui faut une eau fraîche et bien oxygénée.
- Lamproie de Planer
- La plus petite des trois lamproies de France. Au printemps, elle creuse un nid dans le gravier avec son disque buccal.
- Lamproie marine
- Elle grandit en mer et remonte les fleuves pour se reproduire.
- Lamproie fluviatile
- Même famille, même remontée, taille intermédiaire.
- Toxostome
- Un cyprin discret des eaux courantes, dont la répartition reste mal connue.
La troupe de la falaise
- Choucas des tours
- Le petit corbeau à l'oeil clair qui niche dans les trous de la paroi. Il est relevé sur presque toutes les falaises du parcours, de La Madeleine aux Eyzies : c'est l'oiseau le plus constant de la roche, et le plus bavard.
- Hirondelle de rochers
- Plus trapue et plus terne que celle des granges, elle colle son nid sous les surplombs et chasse en rasant la paroi, jamais le clocher.
- Tichodrome échelette
- Il monte la paroi verticale par petits bonds, en ouvrant à chaque fois des ailes tachées de rouge carmin. C'est un oiseau de montagne, qui descend passer l'hiver sur ces falaises.
- Accenteur alpin
- Autre montagnard d'hiver, gris et discret, qui cherche sa nourriture au pied des barres rocheuses.
- Faucon crécerelle
- Le petit faucon qui tient l'arrêt au-dessus des pelouses, immobile dans le vent, avant de tomber sur un campagnol.
- Martinet à ventre blanc
- Plus grand que le martinet des villes, le ventre clair. Il hiverne le long de ces mêmes falaises.
Ce qui dort dans les grottes
- Minioptère de Schreibers
- Un millier d'individus recensés sur ces coteaux, l'effectif le plus fort de tous. Son front bombé lui donne un profil de bison. Ailleurs, ses colonies d'hibernation dépassent parfois cinq mille bêtes dans une seule cavité.
- Grand murin
- Cinq cents individus. Il chasse en rase-mottes au ras de l'herbe, et cueille ses proies au sol plutôt qu'en vol.
- Grand rhinolophe
- Cent cinquante individus. Ses mâchoires percent la carapace des coléoptères, ce qui lui ouvre une nourriture que les autres laissent.
- Petit rhinolophe
- Une soixantaine d'individus. À peine plus gros qu'un pouce, il chasse au-dessus des prés bordés de haies. La vallée réunit pour lui de très bonnes conditions.
- Barbastelle d'Europe
- Face noirâtre, oreilles si larges qu'elles se rejoignent sur le front. Elle vit dans les vieux chênes et gîte dans leurs troncs creux, pas dans la roche.
- Rhinolophe euryale
- Espèce à penchant méditerranéen, présente dans quatre mailles sur dix en Dordogne contre une sur dix dans le reste de l'ancienne Aquitaine. Ce département est l'un de ses derniers bastions.
- Murin à oreilles échancrées
- Une entaille nette au bord de l'oreille le distingue. Il chasse au-dessus de l'eau et dans les sous-bois de feuillus.
- Murin de Bechstein
- De grandes oreilles pour une petite bête. Il ne poursuit pas ses proies en vol : il les cueille sur le feuillage et dans l'herbe du sous-bois.
- Petit murin
- Il chasse en milieu ouvert, à un ou deux mètres du sol, et évite les cultures. Sa population d'ici est assez isolée des autres.
- Onze autres chauves-souris
- Murin d'Alcathoé, murin à moustaches, murin de Daubenton, murin de Natterer, noctule de Leisler, oreillard roux, pipistrelle commune, pipistrelle de Kuhl, pipistrelle de Nathusius, sérotine commune, vespère de Savi. Vingt espèces en tout sur la vallée et ses coteaux, un cortège que peu de vallées françaises égalent.
Les poissons du courant
- Barbeau fluviatile
- Il fouille le fond de ses barbillons, museau contre les galets, dans les zones où le courant reste vif. Avec les quatre suivants, il forme le cortège qui sert de référence pour juger la santé de la Vézère.
- Chevaine
- Le poisson des remous d'ombre, sous les branches basses. Il mange à peu près tout ce qui tombe à l'eau.
- Goujon
- Petit, moustachu, en bancs sur les fonds de sable et de gravier, là où on a pied.
- Vairon
- Le plus petit du cortège, en bancs serrés dans les hauts-fonds clairs. Le mâle vire au rouge et au vert à la saison des amours.
- Vandoise
- Un poisson argenté et fuselé des eaux courantes, protégé depuis 1988, dont la présence dit que le courant et le gravier sont encore là.
- Vandoise rostrée
- Sa cousine du bassin de la Garonne, également protégée, au museau plus pointu.
- Truite de mer
- La même espèce que la truite de rivière, mais qui descend grandir en mer et remonte frayer. Elle est protégée, et elle est comptée ici parmi les migrateurs.
- Truite fario
- Elle n'est pas de la Vézère elle-même sur ce tronçon, mais de ses affluents : le Thonac, le Manaurie, le Coly. Ce sont eux qui lui gardent l'eau froide.
- Écrevisse à pattes blanches
- La seule écrevisse d'ici qui soit de chez nous. Inscrite au site, protégée depuis 1983, elle a reculé partout devant les écrevisses américaines et la maladie qu'elles portent.
Les moules de la rivière
- Grande mulette
- Une moule d'eau douce qui vit enfoncée dans le fond, et qui peut passer un siècle au même endroit. C'est l'un des animaux les plus menacés d'Europe.
- Mulette épaisse
- Plus petite, à coquille lourde. Sa larve se fixe quelques semaines sur les branchies d'un poisson avant de tomber sur le fond : sans poissons, pas de mulettes.
- Bythinelle de la Couse
- Un escargot d'eau de deux ou trois millimètres, qui vit dans les sources et les résurgences et nulle part ailleurs.
- Hydrobie du Jura
- Autre minuscule escargot des eaux souterraines, qu'on ne voit qu'à la loupe, là où la nappe ressort.
- Moitessierie commune
- Le troisième de ces escargots aveugles du karst. Les grottes de la vallée ne contiennent pas que des peintures.
Au fil de la berge
- Cincle plongeur
- Le seul passereau qui plonge. Il marche au fond du courant, à contre-eau, pour retourner les pierres et prendre les larves dessous. On le voit sur un caillou, plastron blanc, à faire des révérences.
- Bergeronnette des ruisseaux
- Ventre jaune, longue queue toujours en mouvement, elle court sur les pierres mouillées des seuils.
- Hirondelle de rivage
- Elle creuse son nid en tunnel dans les berges de terre meuble et niche en colonies. Une berge refaite en enrochement est une colonie perdue.
- Cistude d'Europe
- La tortue d'eau douce du pays, sombre et piquetée de jaune, qui se met au soleil sur un bois mort et se laisse tomber à l'eau au moindre bruit.
- Couleuvre vipérine
- Une couleuvre d'eau, parfaitement inoffensive, qui chasse les petits poissons en nageant. Son dessin la fait prendre pour une vipère, ce qu'elle n'est pas.
- Alyte accoucheur
- Le mâle enroule le chapelet d'oeufs autour de ses pattes et le porte jusqu'à l'éclosion. Son cri est un petit tintement flûté, la nuit.
- Pélodyte ponctué
- Un très petit crapaud vert olive qui sent la mousse fraîche, et dont le chant ressemble à deux cailloux qu'on frotte.
- Triton marbré
- Vert et noir en marbrures, il passe le printemps dans les mares et l'été sous les pierres.
- Rainette méridionale
- La petite grenouille verte des ronciers et des roseaux, celle qui grimpe et qui chante fort à la nuit tombée.
- Grenouille agile
- Brune, longues pattes, capable de bonds démesurés. Elle pond en gros amas dans les eaux calmes, très tôt en saison.
- Salamandre
- Noire et jaune, elle sort les soirs de pluie sur les chemins forestiers frais. Deux observations au relevé de terrain le long des cours d'eau.
- Campagnol amphibie
- Un rongeur qui nage, plus gros qu'un rat des champs, qui creuse ses galeries dans la berge et coupe les joncs à ras.
- Crossope aquatique
- Une musaraigne d'eau, à la salive venimeuse, qui plonge chercher les larves entre les pierres. Elle pèse une quinzaine de grammes.
La vie des versants secs
- Lézard ocellé
- Le plus grand lézard d'Europe, jusqu'à soixante centimètres avec la queue, le flanc semé d'ocelles bleus. De dix à cent individus comptés sur ces coteaux, et c'est le chiffre le mieux tenu de tout le relevé.
- Azuré du Serpolet
- Un papillon bleu qui pond sur le thym serpolet, puis dont la chenille se fait adopter par une fourmilière et y passe l'hiver à manger le couvain. Huit stations connues, dont Peyzac-le-Moustier et Saint-Léon.
- Empuse
- Une cousine de la mante religieuse, plus fine, portant une corne sur la tête. Elle ne vit que sur les coteaux secs et chauds.
- Genette commune
- Un petit carnivore tacheté à longue queue annelée, nocturne au point qu'on ne la voit presque jamais. On la repère à ses crottoirs, qu'elle installe toujours au même endroit.
- Chat forestier
- Le chat sauvage, plus massif que le chat de ferme, à la queue épaisse annelée de noir. Il tient les lisières et les bois du coteau.
- Écureuil roux
- Protégé en France depuis 1976, il n'a jamais quitté ces boisements de feuillus.
- Hérisson d'Europe
- Protégé lui aussi, et déclinant partout. Il a besoin des haies pour circuler.
- Lézard des murailles
- Le plus commun de tous, sur chaque pierre chaude, chaque muret, chaque ruine du parcours.
- Lézard vert occidental
- Vert vif, la gorge bleue chez le mâle au printemps. Il file dans les ronciers en faisant un bruit de gros gibier.
- Couleuvre verte et jaune
- Vive, longue, très rapide. C'est elle qu'on entend détaler dans les broussailles du coteau.
- Coronelle girondine
- Une petite couleuvre discrète des pierriers, qui chasse surtout les lézards.
- Lucine
- Un petit papillon des lisières et des clairières, dont la chenille ne mange que la primevère.
- Bacchante
- Papillon brun des sous-bois clairs, protégé, en recul avec la fermeture des forêts.
- Deuil
- Un papillon noir et blanc des prairies sèches, protégé lui aussi.
- Leucorrhine à front blanc
- Une libellule sombre au front d'un blanc net, des eaux stagnantes et tourbeuses.
- Deux insectes sans nom français
- Le coteau de Marzac retient encore un perce-oreille et un hanneton que la science nomme sans que l'usage leur ait donné de nom courant. Tous les habitants d'un coteau n'ont pas eu droit à un nom.
Les rapaces et les pics du coteau
- Circaète Jean-le-Blanc
- Un grand rapace clair qui ne mange presque que des serpents. Il fait du surplace très haut au-dessus des pelouses, puis descend d'un coup.
- Aigle botté
- Le plus petit de nos aigles, à peine plus grand qu'une buse, qui niche dans les boisements du coteau.
- Autour des palombes
- Le rapace qui chasse à l'intérieur du bois, entre les troncs, à vitesse pleine.
- Bondrée apivore
- Elle déterre les nids de guêpes pour en manger les larves, et repart en Afrique dès la fin de l'été.
- Pic noir
- Le plus grand pic d'Europe, noir avec la calotte rouge. Ses loges creusées dans les gros arbres servent ensuite à tout le monde, chouettes et chauves-souris comprises.
- Pic mar
- Le pic des vieilles chênaies, qui ne quitte guère les arbres âgés. Sa présence dit l'âge du boisement.
- Pie-grièche écorcheur
- Elle empale ses proies, insectes et lézards, sur les épines d'un buisson pour les garder. Elle a besoin de haies épineuses et de prairies pâturées.
- Alouette lulu
- Son chant descendant se lance en vol, au-dessus des pelouses rases. Elle disparaît quand le coteau se referme.
La flore des pelouses sèches
- Sabline des chaumes
- Protégée sur tout le territoire national, c'est la plus rare de toutes celles d'ici. Une minuscule plante blanche des sols calcaires écorchés, relevée au coteau de l'Escaleyrou.
- Euphorbe de Séguier
- Inscrite comme vulnérable à la liste rouge de la flore de France. Une euphorbe bleutée des pelouses les plus sèches.
- Capillaire de Montpellier
- Une fougère aux tiges noires et fines comme des cheveux, qui ne pousse que sur les parois suintantes, à l'ombre et au goutte-à-goutte. Relevée au coteau de Marzac.
- Spirée à feuilles de millepertuis
- Un arbrisseau à fleurs blanches en ombelles, protégé en Aquitaine, sur les corniches chaudes.
- Orchis homme pendu
- Une orchidée dont chaque fleur dessine une petite silhouette humaine suspendue par la tête.
- Genêt poilu
- Un genêt bas et couché, jaune en mai, relevé à la côte de Jord de Saint-Léon et au bois du Ruth.
- Hélianthème des Apennins
- Fleur blanche à coeur jaune qui ne s'ouvre qu'au plein soleil et perd ses pétales le soir même. Aux mêmes deux coteaux.
- Hélianthème nain
- Le même geste en plus petit, plaqué au sol sur la dalle calcaire.
- Argyrolobe de Linné
- Une légumineuse argentée, couverte de poils soyeux, d'affinité méditerranéenne, à la côte de Jord.
- Liseron des monts Cantabriques
- Un liseron dressé, rose pâle, aux feuilles étroites, très loin de celui qui envahit les jardins.
- Phalangère rameuse
- Une petite lis blanc étoilé des pelouses rases, qui fleurit au début de l'été.
- Géranium sanguin
- Le géranium sauvage aux fleurs magenta, dont le feuillage rougit à l'automne.
- Orchis des marais
- Une orchidée pourpre des sols mouillés, relevée au coteau de La Madeleine et dans la zone des falaises.
- Grande prêle
- Une plante sans fleur ni graine, héritée d'avant les dinosaures, qui pousse en colonies dans les suintements du pied de falaise.
Ce qui ne devrait pas être là
- Bambou
- Cent soixante-douze pieds relevés le long des cours d'eau lors de l'arpentage : c'est la plante venue d'ailleurs la plus fréquente de tout le bassin. Échappée des jardins, elle tient la berge et n'y laisse rien pousser d'autre.
- Phytolaque d'Amérique
- Soixante-dix-sept pieds. Grandes grappes de baies noires sur des tiges rouges, spectaculaire et toxique. Le programme de gestion la vise.
- Renouée du Japon
- Trente-huit pieds. Le pire cas connu : un fragment de tige suffit à refaire un massif, et rien ne repousse dessous.
- Ragondin
- Vingt-huit observations. Introduit pour sa fourrure, échappé des élevages, il creuse la berge et la fait s'effondrer.
- Sumac de Virginie
- Cinq pieds. L'arbre aux belles couleurs d'automne des jardins, qui drageonne loin de sa souche.
- Buddleia
- Trois pieds. On l'appelle arbre aux papillons, ce qui est vrai et ne l'empêche pas de coloniser les graviers du lit.
- Jussie
- Deux observations seulement, mais le compte est faux et le document le dit : le relevé a été fait de septembre à janvier, saison où elle ne se voit pas. Cette plante d'aquarium ferme un bras d'eau en une saison.
- Égérie
- Deux observations. Autre plante d'aquarium relâchée, qui tapisse le fond et remplace les herbiers de renoncule.
- Érable negundo
- Un pied. Un érable américain qui prend la place des saules et des aulnes sur la berge.
- Robinier faux-acacia
- Planté partout depuis deux siècles pour ses piquets imputrescibles, il enrichit le sol en azote et change la flore qui l'entoure.
Dans l'eau et sur ses bords
- Herbiers à potamots et lentilles d'eau
- Les mêmes en version calme : bras morts, mouilles et eaux dormantes, où la surface se couvre de lentilles.
- Herbiers à characées
- Des algues vertes qui tapissent le fond et ressemblent à des plantes sans en être. Elles signent une eau claire et calcaire.
- Gazons amphibies
- La frange qui passe l'année moitié sous l'eau, moitié à l'air, et qui change de plantes selon le niveau.
- Végétation des grèves alluviales
- Ce qui s'installe sur les bancs de galets et de sable découverts quand la rivière baisse, et que la crue suivante efface.
- Mégaphorbiaies
- Les hautes herbes des berges fraîches, reine des prés et salicaires, qui montent à hauteur d'homme en été.
- Forêts alluviales, aulnaie, frênaie, saulaie
- Le bois qui a les pieds dans l'eau. Il tient la berge et la rivière y trouve son ombre.
Les prés du fond de vallée
- Prairies alluviales de fauche
- Les prés du fond de vallée, fauchés et jamais retournés. Premier milieu du site en surface, avec 288 hectares.
- Prairies humides à molinie
- Sol gorgé d'eau une partie de l'année, dominé par une graminée en grosses touffes, la molinie.
Sur les versants secs et la roche
- Pelouses sèches calcaires
- Une herbe rase sur un sol maigre et chaud, en haut des coteaux. C'est là que se trouvent les orchidées sauvages.
- Pelouses calcaires sur dalles rocheuses
- La même idée poussée à l'extrême : quelques centimètres de terre sur la pierre nue.
- Tonsures annuelles
- Une végétation éphémère de plantes qui bouclent leur vie au printemps, avant que le soleil ne grille tout.
- Pelouses acidiphiles
- L'exception : là où des sables recouvrent le calcaire, le sol devient acide et la flore change entièrement.
- Végétations des corniches rocheuses calcaires
- Les plantes accrochées dans les fissures des falaises, celles qu'on voit de l'eau sans pouvoir les nommer.
- Fourrés à genévrier commun
- Ce qui pousse sur une pelouse qu'on ne pâture plus : la broussaille piquante avant le bois.
- Fourrés à buis
- Le buis en peuplements denses sur les pentes sèches et caillouteuses.
Les bois et le souterrain
- Hêtraies calcicoles
- Du hêtre sur calcaire, dans les versants frais et les expositions nord.
- Chênaies vertes
- Le chêne vert, arbre du Midi, installé ici sur les corniches les plus chaudes. Un morceau de Méditerranée en Périgord.
- Forêts de pentes à tilleuls
- Les forêts de ravin, sur les éboulis frais et instables, difficiles à exploiter et restées tranquilles.
- Grottes non exploitées par le tourisme
- Dans une vallée célèbre pour ses grottes ouvertes, ce sont les autres qui sont protégées : celles où les chauves-souris passent l'hiver.
- Sources pétrifiantes avec travertins
- Une eau si chargée de calcaire qu'elle dépose de la pierre sur les mousses qu'elle arrose, et fabrique lentement de la roche. Le tuf des maçons vient de là.